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LE BULLETIN

Le Bulletin de l'Association des anciens patients
de l'Institut de cardiologie d'Ottawa
Volume 11 No 1 - Printemps 2002



Message du President

Au nom de tous les membres du conseil d'administration de l'Association des anciens de l'Institut de cardiologie et en mon nom personnel, je vous souhaite à tous un coeur en santé et une merveilleuse année 2002 et vous remercie vivement de vos généreux dons à votre Association l'année dernière.

Pas un jour ne se passe sans que je ne me dise combien nous sommes chanceux d'avoir l'Institut de cardiologie et son personnel dévoué, compétent et compatissant. Nous sommes vraiment comblés de pouvoir compter sous le "même toit" de nombreuses et étonnantes percées dans le domaine de la recherche, des installations médicales et chirurgicales de renommée mondiale et d'excellentes capacités de soutien en réadaptation et en évaluation du coeur.

Grâce à vous et à votre appui constant aux activités de votre Association, nous continuons de mettre l'accent sur notre mission : vous informer par le biais du présent Bulletin, organiser des conférences deux fois par année sur les progrès dans le traitement des maladies du coeur, promouvoir la communication constante entre vous et votre Association et le personnel de l'Institut de cardiologie et continuer à contribuer à l'achat d'équipement et de services particuliers pour tous les patients, actuels et passés.

Je suis donc heureux de vous informer que nous appuyons, au moyen du Programme d'évaluation du coeur, que nous appuyons, au moyen du Programme d'évaluation du coeur le centre de réadaptation, la formation en sciences infirmières et le programme de prévention, de sorte que des infirmières et infirmiers puissent se rendre dans des écoles et des résidences de notre collectivité pour, d'une part, présélectionner des étudiants et, d'autre part, dépister des personnes âgées à risque à cause d'hypertension artérielle et/ou d'un taux de cholestérol élevé. Plus une collectivité est en santé, moins il y a de personnes cardiaques, et c'est pourquoi les fournisseurs de soins de santé sont depuis longtemps conscients de l'importance de la prévention primaire. Parallèlement à ces nombreuses activités, votre Association continue de mettre l'accent sur le remplacement d'équipement de soutien des patients et de lits dépassés. Tout comme votre ancien conseil d'administration, nous utiliserons une partie de vos dons pour appuyer ce processus de remplacement; grâce à vous, nous avons déjà remplacé plus de 50 lits, soit près de 50 %.

Je profite de l'occasion pour remercier officiellement, en notre nom collectif, les nombreux bénévoles dévoués et consciencieux de l'Association qui consacrent régulièrement et sans compter de leur temps à l'appui de l'Institut, de vous les anciens et des activités du conseil d'administration de votre Association. Les mots me manquent pour bien leur exprimer toute notre appréciation.

Notre assemblée générale annuelle aura lieu au restaurant Capone's, le mardi 11 juin 2002, et je suis particulièrement heureux de vous annoncer que nous aurons cette année deux excellents conférenciers d'honneur - MM. Gord Atkinson et Bill Luxton. Comme il s'agit d'une occasion à ne pas rater, je recommande à ceux et celles qui résident dans la région d'Ottawa de bloquer sans tarder cette date sur leur calendrier. J'espère vous y voir en très grand nombre.

Ceux et celles qui ont accès à Internet ou qui l'utilisent ont sans aucun doute constaté que nous tentons de les tenir au courant sur notre Site web. Nous y avons également affiché une version électronique du Bulletin.

Étant donné que la communication devrait toujours se faire dans les deux sens, votre conseil d'administration accueillerait volontiers vos commentaires sur ses activités et vos suggestions concernant le contenu du Bulletin. Nous tâcherons de répondre à chacune de vos questions et préoccupations.

N'hésitez pas à communiquer avec moi par l'intermédiaire du bureau du conseil d'administration.

Jim Phillips


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Un traitement prometteur pour les patients
atteints d'insuffisance cardiaque
Article soumis par Gwen Ewart

Au Canada, près d'un demi-million de personnes souffrent d'insuffisance cardiaque. L'insuffisance cardiaque, ou l'insuffisance cardiaque globale, se caractérise par l'incapacité du coeur à pomper suffisamment de sang pour répondre aux besoins de l'organisme. Par conséquent, les personnes qui en sont atteintes éprouvent plusieurs symptômes qui affectent nettement leur quotidien, notamment la fatigue chronique, l'essoufflement, l'activité physique restreinte et l'enflure des chevilles et des jambes. De plus, de nombreuses personnes éprouvent des troubles de conduction de l'influx électrique du coeur, tel queue bloc de branche. Chez ces personnes, les deux ventricules ne se contractent pas en même temps, ce qui a pour effet de diminuer l'efficacité de pompage du coeur et de contribuer aux symptômes de l'insuffisance cardiaque.

L'appareil comporte trois dérivations (fils) qui assurent la stimulation électrique nécessaire à la resynchronisation du coeur. Deux dérivations sont placées dans l'oreillette droite et le ventricule droit, alors qu'une troisième dérivation est placée par voie transveineuse (sinus coronaire) à l'extérieur du ventricule gauche afin de resynchroniser les cavités cardiaques. L'étude vise à déterminer s'il est possible de réduire les symptômes de l'insuffisance cardiaque en améliorant la capacité de pompage du coeur.

L'étude MIRACLE (Multicenter Insync Randomized Clinical Evaluation) a été menée auprès de 266 patients dans plus de 35 établissements au Canada et aux États-Unis. Les patients choisis étaient tous atteints d'insuffisance cardiaque avancée (classes III et IV) et recevaient un traitement médicamenteux standard. À l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa, 22 patients ont pris part à l'étude MIRACLE. Le Dr Anthony Tang est le chercheur principal pour la composante canadienne de l'étude.

Dans le cadre de l'étude, un système InSync (sorte de stimulateur cardiaque) a été implanté dans chacun des patients. On a constaté une amélioration de la capacité d'exercice, de la qualité de vie, de la catégorie fonctionnelle, de la géométrie cardiaque (DTDVG) et des paramètres fonctionnels (c.-à-d. FEVG et réactions cliniques). Le traitement de resynchronisation représente une option sécuritaire et bien tolérée.

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*** CORRECTION ***

Dans le numéro de l'automne, volume 10, à la page 1, dans l'article intitulé « Le nouveau président de l'Association des anciens de l'ICO », la dernière phrase de la première colonne aura dû se lire comme suit :

« Lors de la réception donnée à l'occasion de sa retraite l'année dernière, au lieu de l'habituelle montre-bracelet en or, Jim a reçu un chèque de 8 000 $ établi à l'ordre de l'Association des anciens de l'ICO pour ses entreprises en cours aux fins de l'Institut de cardiologie d'Ottawa. »

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Casserole de pâtes impromptue
Reproduit de La cuisine légère
d'Anne Lindsay


4 on. 125 g Macaroni (1 tasse/250 ml)
2 tasses 500 ml Sauce à spaghetti rapide tout usage
1   Petit poivron vert ou jaune, haché
2   Gros champignons, tranchés
1 tasse 250 ml Maïs en grain ou petits pois verts
2 c. à table 25 ml Fromage parmesan râpé

Faire cuire le macaroni dans une grande marmite d'eau bouillante jusqu'à ce qu'il soit al dente; égoutter.

Entre-temps, dans une casserole ignifuge ou un poêlon épais, à feu vif, mélanger la sauce à spaghetti, le poivron, les champignons, le maïs ou les petits pois; laisser mijoter durant cinq minutes. Incorporer progressivement les pâtes cuites chaudes; saupoudrer chaque portion de fromage parmesan.
(Donne quatre portions)

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La technologie : l'avenir de la réadaptation cardiologique
Soumis par : Nancy Lauzon, RN, BA, BScN,
Promotion de la Santé ICUO

Malgré des preuves manifestes que les programmes de réadaptation cardiologique axée sur l'exercice peuvent réduire les taux de mortalité et améliorer la condition physique, les facteurs de risque et la santé générale des personnes aux prises avec des maladies du coeur, la participation à ces programmes en Ontario est faible. Selon le Réseau de soins cardiaques de l'Ontario, moins de 20 % des patients admissibles participent à des programmes de réadaptation cardiologique, et les services sont inégalement répartis et mal organisés et coordonnés. Entre 25 % et 50 % des cardiaques participants abandonnent dans les six mois, et moins de 25 % poursuivent un programme d'activités de leur plein gré. Nous en savons très peu au sujet des habitudes d'activités physiques des patients non inscrits à un programme de réadaptation.

Les chercheurs du Centre de prévention et de réadaptation de l'Institut de cardiologie (CPRIC) se penchent actuellement sur les habitudes d'activités physiques des patients cardiaques et examinent l'accessibilité des programmes de réadaptation ainsi que d'autres modes de prestation. Au total, 1050 hommes et femmes cardiaques reconnus seront recrutés de deux secteurs différents de l'Hôpital d'Ottawa : l'Institut de cardiologie campus de l'Hôpital général. Le Dr Robert Reid, directeur du programme, espère établir les facteurs permettant de prévoir si quelqu'un entreprendra et poursuivra des activités physiques au fil du temps (jusqu'à deux ans). En outre, il compte évaluer des interventions axées sur les technologies de pointe visant à promouvoir l'activité physique et comparer l'efficacité de ces interventions par rapport aux soins habituels et à un programme de gestion de cas (dont la prestation se fait ordinairement à la fois par des rencontres personnelles et des contacts téléphoniques).

Pourquoi les cardiaques éprouvent-ils de la difficulté à persévérer dans un programme de réadaptation cardiologique axée sur l'exercice? Les patients fumeurs, obèses, déprimés ou non motivés ont plus tendance à décrocher. Il faut aussi tenir compte du choix du moment, de l'emplacement et du coût du programme. Le manque de soutien du conjoint ou de la conjointe, les déplacements excessifs et les conditions climatiques sont autant de facteurs qui influeront sur le taux de participation du patient. Selon des données du CPRIC, les activités physiques des patients qui ont achevé un programme de réadaptation structuré chutent de 20 %.

De nombreux programmes de réadaptation cardiologique sont incapables d'accroître leurs services internes habituels parce qu'ils ont atteint leur capacité maximale et ont des contraintes de financement. Un grand nombre de patients ne peuvent ou ne veulent pas se déplacer durant plus de 30 à 45 minutes pour participer à un programme formel. Une façon d'accroître l'accès aux services en Ontario consiste à recourir aux technologies de pointe et à des programmes à domicile. Ainsi, lesinterventions visant à modifier les comportements de santé ne seraient pas restreintes à un moment ou emplacement particuliers et conviendraient mieux aux cardiaques.

En mars 2001, des chercheurs du CPRIC ont étudié le degré d'accessibilité de la technologie pour nos patients cardiaques. Ils ont sondé 200 patients pour établir s'ils avaient accès à un dispositif technologique. De ce nombre, 74,5 % avaient accès à Internet et 75,5 % au courriel, 46 % possédaient des téléphones cellulaires et 6 % des téléavertisseurs, 4,6 % utilisaient des appareils de poche (Palm Pilot) et 2,5 % avaient la diffusion Web. Soixante-dix pour cent des patients ont déclaré qu'un programme d'activités physiques à la fois par Internet et par courriel les intéresserait.

L'utilisation de la technologie dans des programmes de réadaptation cardiologique est riche de promesses. La technologie interactive pourrait servir à fixer des objectifs, à planifier des activités et à fournir une rétroaction ou des résultats de tests. On pourrait envoyer instantanément des messages de motivation et du matériel éducatif. L'intervention axée sur la technologie pourrait se révéler une solution de rechange rentable à la démarche traditionnelle. Cette méthode « de haute technicité » ne remplacera jamais les rapports personnels qui se nouent entre le patient ou la patiente et le travailleur ou la travailleuse de la santé, mais elle comblera sans aucun doute le besoin qui existe d'accroître l'impact et l'accessibilité de la réadaptation cardiologique pour tous les patients de l'Ontario.

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L'ASSOCIATION DES ANCIENS DE L'INSTITUT
DE CARDIOLOGIE D'OTTAWA ENR.
PRÉSENTE UNE
CONFÉRENCE
GRATUITE

« LA CHIRURGIE CARDIAQUE, DE LA FRANCE AU CANADA :
' EXISTE-T-IL UNE DIFFÉRENCE? »

AVEC

LE Dr T. MESANA, MD, PhD, FECTS, FRCSC
Chef, Division de la chirurgie cardiaque
Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa

LE

LUNDI 22 AVRIL 2002


RÉCÉPTION : 19 h
(AVEC LÉGERS RAFRAÎCHISSEMENTS)

CONFÉRENCE : 19 h 30

AMPHITHÉÂTRE,
CENTRE D'ÉDUCATION NORMAN-PATERSON,
HÔPITAL D'OTTAWA, CAMPUS CIVIC, ENTRÉE PRINCIPALE

Appelez sans tarder au 761-4370 pour confirmer votre présence à cette conférence populaire car le nombre de places est restreint.

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Des remerciements spéciaux au Dr. Keon

Vers le milieu de 1974, notre omnipraticien a pris des dispositions pour me faire subir un angiogramme, à cause d'irrégularités cardiaques. En octobre, le Dr Catching a procédé à cet angiogramme à l'Hôpital général d'Ottawa. Le 24 décembre, un autre cardiologue, qui était pour nous un parfait inconnu, a appelé pour demander de le rencontrer à 16 h 30, le même après-midi. Nous ne comprenions pas au juste l'urgence d'un tel rendez-vous la veille de Noël, mais ce fut une véritable bénédiction dont nous sommes encore reconnaissants. En guise de cadeau, il m'a donné une alternative : prendre un médicament prescrit, rester étendu et attendre l'inévitable, ou envisager une chirurgie à coeur ouvert. Or, il s'agissait d'un type d'intervention dont nous connaissions à peine l'existence à ce moment-là.

J'avais 51 ans et, en juin 1970, j'avais démissionné d'un poste de cadre intermédiaire de la fonction publique après 20 ans de service. Nous avions de jeunes enfants, trois fillettes, et, en 1965, j'avais acheté deux fermes abandonnées, une près de Stittsville et l'autre à proximité d'Ashton, à la suggestion de mon épouse comme moyen d'évasion de mon « harem ». Bref, nous étions soudain aux prises avec une grave situation dont nous comprenions très peu la complexité.

Le premier défi s'est posé dès ce 24 décembre-là - le médicament prescrit s'est révélé absolument nul, et je n'en ai plus jamais repris. J'ai dû m'aliter, quitter la famille au milieu du dîner de Noël, aux prises avec un mal de tête qui, j'en étais sûr, aboutirait à une hémorragie cérébrale. Cela suffit pour nous convaincre d'emprunter la voie inconnue de la chirurgie à coeur ouvert.

C'est là que notre bénédiction de Noël a commencé à se concrétiser. On nous a donné un rendez-vous avec le Dr Keon, que nous ne connaissions pas et qui oeuvrait sans aucun doute encore dans l'ombre à l'époque. Quel beau cadeau de Noël! Peu après, nous avons fait la connaissance d'une infirmière clinicienne, Mme Coombs, et de Mary Clinbett qui ont déchiré pour nous le voile mystique de la chirurgie à coeur ouvert.

D'après mes archives médicales, j'ai subi un « pontage aortocoronarien simple par greffe le 12 juillet 1975 ». Après la chirurgie, le Dr Keon a informé mon épouse qu'il n'avait « procédé qu'à un seul des trois pontages prévus, à cause de difficultés imprévues ». Il a ajouté que c'était la seule obstruction risquant d'être mortelle et que les autres ne poseraient peut-être jamais de problème - autrement dit, un succès!

Une fois guéri, j'ai repris mon rôle dans l'entreprise d'importation et d'élevage de bovins que j'avais lancée en 1969 et qui avait rapidement grandi jusqu'à l'année fatidique, 1975. Grâce à la chirurgie et au changement de mes habitudes de vie, j'ai gardé la forme et je suis resté actif durant 14 ans. Une semaine après notre retour d'un voyage de plongée libre dans la Grande Barrière d'Australie, en 1989, je me suis retrouvé à Queensway-Carleton avec une crise cardiaque massive. L'ambulance deCarleton Place qui avait répondu à notre appel 911 s'était égarée en route vers la ferme, puis les ambulanciers avaient refusé de me transporter à l'Institut de cardiologie, sous prétexte que ce n'était pas l'hôpital le plus proche. D'où cette visite non désirée à Queensway-Carleton, où on m'a recommandé de prendre les médicaments prescrits, de rester étendu et d'attendre l'inévitable - refrain que nous avions déjà entendu! On nous a dit que les dommages à mon coeur étaient attribuables à un anévrisme du ventricule gauche et que j'étais inopérable. La procédure de guérison fut sensiblement la même que la première fois, mes activités physiques étant réduites du fait que je ne faisais plus d'élevage de bovins.

Je me suis suffisamment remis, toutefois, pour qu'en 1990, nous nous envolions vers la Grande-Bretagne pour assister à deux réunions de l'aviation, puis rendre visite à des contacts en France que j'avais établis lorsque j'avais acheté des bovins dans ce pays. Cependant, à notre grande surprise, j'ai abouti au Westminster Hospital de Londres le soir même de notre arrivée et j'y suis resté 10 jours. Après avoir reçu mon congé de l'hôpital, on m'a autorisé à voyager en Grande-Bretagne, mais j'ai dû annuler notre visite prévue sur le continent. Nous avons pu assister uniquement à la réunion du 408e Escadron dans le Yorkshire, où le Sixième groupe de l'ARC était stationné durant la Seconde Guerre mondiale.

Tout au cours de l'année suivante, j'ai subi plusieurs défaillances cardiaques pour lesquelles j'ai été de nouveau soigné à Queensway-Carleton. Finalement, mon épouse en a eu assez du service dispensé et a exigé notre retour à l'Institut de cardiologie. Son voeu fut exaucé! Et, de nouveau, nous avons eu un rendez-vous avec le Dr Keon, dont la renommée à ce moment-là n'était plus à faire.

Il a examiné avec soin mes archives médicales et, agréable surprise, il nous a déclaré qu'il pensait être en mesure d'améliorer mon état grâce à une nouvelle chirurgie. J'avais alors à peine 69 ans. Dans mon carnet de congé de chirurgie cardiaque, il est écrit : « Le 25 mars 1991, le Dr Keon a procédé à deux pontages par greffe et un implant aortocoronarien interne ».

Si ces interventions avaient été les seules à être exécutées à ce moment-là, je ne serais fort probablement pas en train d'écrire la présente lettre aujourd'hui. Ce qui ne figure pas dans mon carnet, c'est que le Dr Keon a restructuré mon ventricule gauche par l'ablation du tissu nécrotique résultant de l'anévrisme.

Quelques jours après la chirurgie, le Dr Keon m'a expliqué de quelle manière il avait procédé à cette restructuration. Il m'a révélé qu'après l'ablation du tissu nécrotique, il était devenu impossible de réunir les deux parties de l'incision pour les suturer. Pour régler le problème, il leur a fallu installer une bande de Dacron pour faire le pont. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'agissait là d'une percée, peut-être même d'envergure mondiale! Pour nous, cela témoigne simplement de la volonté du Dr Keon d'improviser et de faire l'impossible pour sauver la vie de son patient.

Pour confirmer la sagesse et le talent archives sur la chirurgie cardiaque un article paru dans le numéro du vendredi 11 avril 1997 du Toronto Star. J'y lis que « Randes Bastista, un chirurgien cardiologue brésilien, a été le premier à faire état d'une réduction du volume ventriculaire, en 1995 ».

Vous pouvez appeler comme vous voudrez ce qui m'est arrivé en 1991, mais la description de l'intervention de RVV et la photo d'un ventricule gauche ouvert qui accompagnait l'article correspondent parfaitement à la description de la chirurgie que le Dr Keon a pratiquée sur moi. Dans l'article, il est aussi précisé que la première intervention du genre au Canada a eu lieu à l'Hôpital de Toronto en 1996 et qu'en outre, elle est restreinte aux patients en attente d'une greffe de coeur.

Docteur Keon, je ne saurais m'excuser de raconter cette histoire au moment où vous envisagez de prendre votre retraite, car j'estime qu'il faut rendre à César ce qui appartient à César. De toute évidence, vous m'avez sauvé la vie et l'avez prolongée de dix ans et de qui sait combien d'autres années encore! Les connaissances et les compétences dont vous m'avez fait bénéficié sont un véritable modèle à suivre. Grâce à vous, mon épouse Dorothy et à moi avons pu célébrer notre 56e anniversaire de mariage par un voyage de six semaines en Europe, l'été dernier.

Vous avez connu une carrière fort remarquable, comme en fait foi la longue liste de vos réalisations personnelles à l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa. La persévérance avec laquelle vous avez bâti l'équipe et les installations voulues pour doter le Canada d'un institut de cardiologie de calibre mondial restera à tout jamais dans nos mémoires. Le succès des nombreux cardiologues partout au Canada et à l'étranger qui ont été formés sous votre direction au cours des 25 dernières années se veut le meilleur hommage que l'on puisse rendre à vos réalisations.

Les membres de ma famille et moi désirons vous rendre cet hommage du fond du coeur, non pas comme un geste de départ, mais comme une expression de gratitude pour l'ensemble de la carrière d'un homme exceptionnel que nous avons eu la chance de trouver sur notre chemin!

Doug Baird et la famille
Ladner (C.-B.)

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Quel est l'avenir de la transplantation d'organes?
Comité des dons d'organes, Fondation canadienne du rein, Chapitre de l'est de l'Ontario 
101A-1335 avenue Carling, Ottawa (Ontario) K1Z 8N8

Des spécialistes de renommé nationale et internationale se pencheront sur les technologies de pointe et des dilemmes moraux aussi profonds que celui de la recherche sur les cellules souches. On y fera le point sur les progrès de l'immunosuppression en fonction des exigences particulières pour les greffes de coeur, de poumon, de foie et de rein.

Le Dr Roy Masters, de l'Institut de cardiologie de L'Université d'Ottawa, parlera des dispositifs d'assistance cardiaque et autres, tandis que le Dr Penny Johnson, d'Intercytex Inc., (Angleterre), abordera le secteur controversé de la recherche sur les cellules souches. Son allocution sera suivie d'une table ronde qui promet d'être à la fois stimulante et informative.

Inscription : 100 $ avant le 6 Sept. et 125 $ après le 6 Sept.

Parrainages disponibles pour les ètudiants en sciences infirmières et en médecine.

Pour s'inscrire, communiquer avec Pam Logan
par téléphone : (613) 724-9953
fax : (613) 722-5907 ou courriel : pam@kidney.ca.

Endroit : Congrégation Machzikei Hadas
2310, prom. Virginia, Ottawa (Ontario)

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Ouverture de la nouvelle salle d'operation
par Cynthia Holm
(Réimprimé avec permission The Beat, février, 2002)

L'inauguration de la nouvelle salle d'opération à l'Unité consacrée au maintien des fonctions vitales a eu lieu le 14 janvier dernier. Il aura fallu moins de deux mois pour concevoir et construire la salle. Il va sans dire que toutes les parties en cause ont joué un rôle déternùnant dans la réalization rapide et efficace de cette salle polyvalente grandement nécessaire.

Située près des ascenseurs du secteur S, la nouvelle salle nour permettra d'effectuer diverses interventions, notamment la mise en place de stimulateurs cardiaques, la réalization de biopsies, d'ablations et d'autres actes chirurgicaux ainsi que l'exploration électrophysiologique. La salle d'opération servira ausside local temporaire durant la construction, ce qui est indispensable pour maintenir le même niveau de service durant la période de transition. De plus, elle nous permettra de débuter la dernière ppération de la journée un peu plus tôt, ce qui sera avantageux pour 12 p. 100 de nos patients, ainsi que pour les médecins et le personnel.

Grâce l'utilisation de matériaux modernes, cette nouvelle salle nous donnera les moyens de continuer à prodiguer les soins les plus perfectionnés à nos patients.

Un grand merci à tous ceux qui ont contributé à la réalisation de ce projet pour leur travail acharné.

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Le Bulletin

Rédacteur
Sandy Birch
Assistant Rédacteurs
Larry Bell
Gerry Donohue
Membres du conseil de rédaction
Sandy Birch
Anthony W. Burges
Dennis Doucette

Le Bulletin est publié à Ottawa par l'Association des anciens patients de l'Institut de cardiologie d'Ottawa Enr., et est distribué gratuitement à ses membres. Il contient des renseignements qui les intéresseront. Les articles ne reflétent pas nécessaireent l'opinion du conseil de rédaction ni de L'Association des anciens patients de l'Institut de cardiologie d'Ottawa Enr. Les éditeurs et imprimeurs de la publication n'acceptent aucune responsabilité pour les opinions exprimées. Tous les articles et contributions doivent être envoyés à :

Rédacteur en Chef,
Le Bulletin,
L'Association des anciens patients de l'ICO Inc.,
Institut de Cardiologie de l'Université d'Ottawa,
40, rue Ruskin
Ottawa (Ontario)  K1Y 4W7

Le contenu de cette publication est protégé par le droit d'auteur et ne peut pas être reproduit sans autorization.

Contents are copyrighted and may not be reproduced without permission.

Le Bulletin est publié seulement a titre d'information générale. Consultez votre médecin pour tous problèmes de santé ou avant de commencer un programme d'exercise physique.

Pour suggérer des ameliorations à ce Bulletin ou pour tout autres commentaires, contacter le Rédacteur en chef.

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