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LE BULLETIN

L'Association des anciens patients
de l'Institut de cardiologie d'Ottawa
Volume 18 No 1 - Printemps 2009


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Rapport du président

John HerzogQue le temps file quand on s'amuse! J'ai du mal à croire qu'il s'agit de mon dernier rapport aux anciens patients à titre de président. En effet, mon mandat de deux ans se terminera à la fin de juin. Il ne fait aucun doute que ce poste bénévole a exigé énormément de temps, soit environ un jour et demi par semaine. Toutefois, aucun organisme n'est plus digne de cet engagement que l'Association des anciens patients, qui offre un si grand soutien à l'ICUO, envers lequel je suis tellement reconnaissant.

Il y a deux ans, nous avons dressé une liste d'objectifs axés sur le resserrement des relations avec les membres, le renforcement du fonctionnement de l'Association et la mise en place d'un programme d'approche pour accueillir les anciens patients qui vivent dans la vallée de Champlain (RLISS). Nous voulons accroître notre présence dans les communautés en aidant les membres à élargir leurs contacts dans leurs communautés respectives et à profiter pleinement des avantages que procure l'Association des anciens patients. Nous avons réalisé d'énormes progrès à tous ces égards et le nombre de membres est à la hausse.

L'Association des anciens patients a amélioré les communications avec ses membres grâce aux nombreux anciens patients qui nous fournissent, de façon confidentielle, leur adresse de courrier électronique. En outre, nous mettons notre site Web à jour régulièrement, ce qui a entraîné une augmentation substantielle du nombre de visiteurs. Selon vos commentaires, vous trouvez aussi Le Bulletin pertinent et informatif. Par ailleurs, nous avons élargi notre équipe de bénévoles, dont certains se sont joints au conseil d'administration, tandis que d'autres participent à l'exécution de diverses tâches, notamment la tenue des dossiers des membres, la réalisation de tâches de bureau et la rédaction d'articles pour Le Bulletin.

Votre conseil est composé de membres talentueux, dévoués et travaillants. Ces qualités ont largement contribué à la mise en place et à la modernisation de l'infrastructure nécessaire pour accroître l'efficience et l'efficacité de nos activités. Le programme d'approche prend de l'essor et nous avons bien l'intention de continuer à lui accorder l'attention requise.

En réponse à une demande présentée par le Dr Roberts, l'Association des anciens patients et la Fondation ont mis en oeuvre, de façon harmonieuse, une méthode de financement et de gestion des dossiers. Celle-ci a servi à clarifier nos rôles respectifs, à éliminer le dédoublement des efforts et à améliorer l'efficacité administrative.

Nous avons mis à jour notre plan global à long terme, lequel continue d'être axé sur l'augmentation des effectifs de l'Association et des services aux membres et, du même coup, l'amélioration de notre capacité à soutenir l'ICUO. En bout de piste, les bénéficiaires demeurent les patients et les fournisseurs de soins de santé de l'ICUO.

Je suis ravi de vous annoncer que Margaret Lilly assumera le poste de directrice administrative à compter du 1er janvier 2009. Elle remplacera Angie Ross. Elle était auparavant directrice générale des Auxiliaires de l'ICUO, poste qu'elle a occupé pendant quatre ans. L'expérience acquise a permis à Margaret de bien comprendre l'ICUO, ses valeurs, son personnel et ses pratiques administratives ainsi que de travailler avec les bénévoles et de coordonner leurs travaux. C'est avec beaucoup de confiance que nous envisageons l'avenir et nous avons hâte que Margaret dirige notre équipe de bénévoles; tous les membres du conseil sont déterminés à voir cette dernière réussir.

Dans l'ensemble, nous avons réalisé beaucoup de progrès, mais, nous n'en sommes pas surpris, il reste encore beaucoup à accomplir. Je suis convaincu que le nouveau conseil poursuivra l'excellent travail et connaîtra aussi le succès qu'il mérite.

Je tiens à remercier le comité de direction de tous les efforts qu'il déploie et de son apport indispensable, qui ont été essentiels à toutes nos réalisations. Nous sommes redevables au président sortant, Denny Doucette, d'avoir partagé son expérience et fourni des conseils aux bons moments. Le vice-président, Daniel Letouzé, a présidé le nouveau comité d'évaluation des demandes de financement et a facilité la mise en place du programme d'approche. Quant à Ted Legg, il a fait preuve d'excellence en tant que secrétaire-trésorier, a produit en temps opportun des procès-verbaux complets et des états financiers exacts. Il a été l'un des architectes clés des améliorations administratives que nous avons apportées.

Les administrateurs ont aussi travaillé assidûment et avec beaucoup de dévouement. Hubert Drouin s'est chargé de mettre à jour et de moderniser nos statuts et nos règlements administratifs. Ann Stolarik, elle, a dirigé le programme d'éducation et a donné des points de repère importants sur la façon dont le conseil pourrait être le plus utile possible à l'ICUO. En outre, Karen Charron a joué un rôle de premier plan au sein du comité d'évaluation des demandes de financement et Richard Lindo a travaillé avec application à la mise en oeuvre du programme d'approche et, de main de maître, a participé à la formation de l'équipe. Son apport a aussi été indispensable au conseil en matière de prise de décisions. Pour sa part, Karen Meades, qui assumera le poste de secrétaire-trésorière au cours de la prochaine année, travaille en étroite collaboration avec Ted Legg pour assurer le transfert ordonné des responsabilités.

Je remercie spécialement Angie Ross qui, pendant 20 ans, s'est assurée, de façon discrète et compétente, que les activités quotidiennes de l'Association des anciens patients étaient menées à bien comme prévu. Je lui suis particulièrement reconnaissant de tous les efforts qu'elle a déployés en 2008, tandis que nous recherchions un nouveau directeur administratif. J'exprime aussi sincèrement ma gratitude aux bénévoles ci-dessous qui font partie de notre équipe administrative et dont l'apport est indispensable : Mary Carly, Helen McGurrin, Frances Sheridan et Mary Powers, qui s'occupent des tâches de bureau; Tom Hillman, transactions bancaires; Richard Jacobs, systèmes de gestion des dossiers de la Fondation; Louise Clément, conception du site Web et du Bulletin; Judy Hamelin et Ellen Corkery Dooher, journalistes pour Le Bulletin; et Patricia Garstang, Moe Lambert, Dan Trahan et Ross Wilson, tenue des dossiers des membres.

Enfin et surtout, je vous remercie, vous, les membres. Je tiens à vous remercier sincèrement de votre ardent désir de « donner en retour » à l'ICUO par l'entremise de l'Association des anciens patients. Merci de participer activement aux diverses activités, de partager vos histoires personnelles, de consacrer bénévolement de votre temps aux travaux de l'Association des anciens patients et de continuer à faire des dons généreux.

John Herzog
John Herzog

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Bienvenue à tous!

Conférence du printemps - le 21 avril 2009

AGA - le 4 juin 2009


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Le bilan du Dr Robert Roberts
MD, FRCPC, MACC, Président-Directeur général de l'ICUO

En vous accueillant dans son bureau ensoleillé et parfaitement ordonné, le Dr Robert Roberts donne immédiatement l'impression d'être un homme énergique, chaleureux et très déterminé. Il paraît clair pour ses visiteurs qu'à sa quatrième année à la tête de l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa, son président-directeur général n'échangerait sa place pour rien au monde.

Se remémorant son expérience au Baylor College of Medicine, à Houston, Texas, où il a travaillé durant 23 ans sous la direction du Dr Michael De Bakey, un chirurgien de renommée mondiale, il parle de l'importance de l'excellence, en insistant sur le lien essentiel entre la recherche et les soins aux patients, ainsi que sur la nécessité pour les cardiologues de repousser les limites du savoir et de participer à l'émergence des nouvelles technologies.

Canadien, né à Grole, Terre-Neuve, le Dr Roberts étudie la médecine à l'Université Dalhousie et effectue sa résidence à l'Université de Toronto. Il poursuit ensuite ses recherches en enzymologie et métabolisme cardiaque en Californie et à Washington, avant d'obtenir le titre de cardiologue en chef à Baylor. Il explique à quel point le rôle du Dr Wilbert Keon a été déterminant dans sa décision de venir travailler à l'ICUO en 2004. Il avait découvert le travail du Dr Keon à l'occasion d'une conférence sur la génétique de la cardiopathie à laquelle il avait été invité. Au moment où l'Institut était à la recherche d'un nouveau dirigeant, le Dr Roberts étudiait les possibilités d'occuper un poste qui lui permettrait de poursuivre ses propres recherches et de pratiquer la médecine en ayant accès à une technologie de pointe. Il a été impressionné par l'intérêt du conseil d'administration à l'égard du maintien et de l'affirmation de la réputation de l'Institut en matière de soins aux patients, tout en affichant la ferme volonté de multiplier les efforts pour égaler les centres de recherche d'avant-garde de McGill, de Calgary et de Toronto. Les bases solides établies par le Dr Keon, la qualité exceptionnelle des recherches menées à l'ICUO dans le domaine cardiovasculaire, la simplicité du processus de financement bureaucratique et son sentiment d'être « redevable » au Canada pour sa formation ont été autant d'éléments qui l'ont encouragé à quitter les États-Unis et à consacrer ses énergies à la formidable perspective de faire progresser l'Institut de cardiologie. Il avoue que sa famille et lui s'ennuient de leurs amis du Texas, mais son épouse, née dans les Maritimes, aime bien le temps plus frais du Canada.

« Tout ce que j'ai à faire ici gravite autour de la recherche », dit le Dr Roberts, en ajoutant que l'excellence et la grandeur ne sont pas synonymes. Un petit groupe de collaborateurs hors pair peut atteindre l'excellence; par conséquent, le fait de ne pas être le « plus grand centre médical au monde » n'est pas un problème en soi. Ici, à Ottawa, nous sommes chanceux d'avoir un conseil d'administration, une fondation et une association d'anciens patients qui travaillent ensemble pour amasser des fonds visant à faire progresser l'éducation et la recherche, contribuant non seulement à l'offre de soins remarquables, mais à « un projet d'une plus grande portée ».

Pendant ses quatre premières années à la tête de l'Institut, le Dr Roberts a obtenu les ressources qui étaient promises et le nombre de bourses s'accroît de manière exponentielle. Serait-ce possible de s'occuper à la fois des soins aux patients et de la recherche? Les citoyens d'Ottawa seraient-ils prêts à faire des dons pour la recherche dont une plus grande population pourrait profiter? La réponse est « oui ». Généralement, les dons importants faits avant son arrivée étaient de l'ordre de 100 000 $, alors que maintenant, l'Institut reçoit des dons se chiffrant à des millions de dollars; récemment, il a reçu un don anonyme de 7 millions de dollars. Le financement de la recherche a triplé en trois ans, passant de 20 millions de dollars à 75 millions de dollars et la Fondation a doublé son financement pour atteindre les 40 millions de dollars.

Le Dr Roberts en compagnie de Judy Hamelin et de John Herzog
Le Dr Roberts en compagnie de Judy Hamelin et de John Herzog

Un projet de recherche réussi en génère un autre. Par exemple, le laboratoire du Dr Roberts a été le premier au monde à identifier un gène associé à la coronaropathie, une découverte qui l'a amené dans sept pays pour donner des conférences sur ce sujet. Au cours des prochaines années, les recherches seront axées sur cinq domaines: l'imagerie cardiaque; les causes génétiques des maladies du coeur; la cardiologie nucléaire (encouragée par l'emménagement du laboratoire de MDS Nordion, doté d'une technologie de pointe, au cinquième étage de l'ICUO); le métabolisme du cholestérol et des autres lipides; les études cliniques (plus de 100 études sont en cours). En écoutant le Dr Roberts décrire les nombreux secteurs en progression et l'activité à l'Institut, on devine clairement sa fierté envers le personnel qu'il qualifie de «première classe à tous les niveaux, fier de faire partie de notre établissement ».

Il souligne avec force le fait que l'enseignement et la recherche à l'Institut de cardiologie ne pourraient se réaliser sans l'Université d'Ottawa. «Notre lien avec l'Université nous donne le privilège d'aller de l'avant et d'obtenir des bourses; il rend possible le recrutement de spécialistes des maladies cardiovasculaires, comme le Dr Duncan Stewart », nouveau directeur de l'Institut de recherche en santé d'Ottawa. Le partenariat avec l'Université d'Ottawa apporte également une dimension internationale, en permettant à l'Institut de diffuser son expertise et d'avoir un impact à l'échelle mondiale.

Le Dr Roberts parle avec enthousiasme des projets de mise sur pied d'une fondation de la recherche qui permettra aux professionnels de la santé d'avoir accès aux meilleurs médecins du monde et d'élargir leurs connaissances à leur contact. À l'heure actuelle, huit conférences sont financées par un fonds de dotation de recherche, sept chaires de recherche sont dotées et douze bourses de recherche d'un million de dollars (permettant des recherches approfondies pendant un an à temps plein) sont allouées. Son objectif serait de disposer d'ici dix ans de fonds totaux s'élevant à 100 millions de dollars.

Du côté des patients, un des premiers défis du Dr Roberts a été de réduire le temps d'attente de six mois pour les interventions diagnostiques majeures. Pour ce faire, l'ouverture de deux nouveaux laboratoires de cathétérisme a été nécessaire et le laboratoire déjà en service a été doté d'équipements haute-vitesse. Ce processus achevé, il n'y a maintenant aucun temps d'attente. En outre, grâce à ces nouveaux équipements à la fine pointe de la technologie, le nombre d'heures supplémentaires a été réduit, laissant place à un meilleur rapport coût-efficacité et à une amélioration de la qualité de vie des patients et des professionnels de la santé. Une unité de soins coronariens visant la surveillance des arythmies a été ouverte. De plus, grâce au fonds d'urgence, un nouveau système d'éclairage a été installé dans les salles d'opération et l'unité de soins postopératoires a fait l'objet de rénovations.

En parlant de ces importants progrès, le Dr Roberts semble satisfait de la relation entre l'Institut et le gouvernement provincial. «Puisque l'Institut de cardiologie a son propre budget à Queen's Park », dit-il, le financement provincial est rapide et substantiel, avec un minimum de bureaucratie». La planification fonctionnelle de la nouvelle aile prévue pour le campus Civic de L'Hôpital d'Ottawa a été approuvée et l'Institut travaille de pair avec le gouvernement pour l'inclure dans son plan et son budget quinquennaux afin que la nouvelle aile, d'un coût de 150 millions de dollars, soit opérationnelle dans cinq ans.

Dans le but de promouvoir une qualité supérieure constante dans les diagnostics, tous les services de cardiologie dépendent à présent des chefs de service de l'Institut de cardiologie, lesquels gèrent toutes les interventions, même si certaines sont encore réalisées au campus Général. En ce qui concerne les soins aux patients, tous les dossiers sont maintenant informatisés et les données cliniques intégrées sont accessibles en ligne, peu importe le campus où le patient a été traité.

Cette innovation améliore non seulement l'efficacité d'un point de vue administratif, mais peut également contribuer à sauver des vies en cas d'urgence. Grâce à la nouvelle aile, il y aura davantage de laboratoires de cathétérisme et de locaux disponibles pour un nouveau programme de prévention. Le Dr Roberts affirme de façon optimiste que «le vingt-et-unième siècle sera celui de la prévention et de l'éradication de la cardiopathie ».

En ce qui a trait à l'Association des anciens patients, le Dr Roberts est heureux de la façon dont l'organisme a collaboré avec la Fondation pour amasser les dons. «Les membres de l'Association des anciens patients sont nos meilleurs ambassadeurs », dit-il, «ils jouent un rôle essentiel pour accroître la visibilité de l'Institut de cardiologie au sein de la communauté. Les patients satisfaits vous font la meilleure publicité imaginable, assurant des relations publiques inestimables et irréfutables ».

Pour l'avenir, le Dr Roberts entrevoit la concrétisation de la nouvelle aile, un recrutement plus important de cardiologues, une plus grande interaction avec les 34 autres hôpitaux de la vallée de Champlain et le maintien du statut de la langue française, car la plupart des médecins sont bilingues et, dans le cas contraire, des membres du personnel assurent la traduction. Il voit aussi ses médecins s'investir davantage au plan universitaire et contribuer ainsi au rayonnement et au dynamisme de l'Institut par leurs contributions sur la scène internationale.

Cet homme attentionné, mesuré et inspirant a conclu notre entrevue avec les mots suivants: « Dans dix ans, l'Institut de cardiologie excellera plus que jamais ».

(Rédigé par Judy Hamelin pour le Bulletin)

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« Coup de coeur » : Une histoire de succès personnels

Depuis une dizaine d'années, notre groupe de six personnes, plutôt bruyant, se réunit à peu près une fois par mois pour souper dans une ambiance manifestement conviviale au restaurant Bay Street Bistro. Après des salutations très chaleureuses, nous passons de longs moments à plaisanter et à nous taquiner mutuellement, sans oublier de commander un repas sain. Notre groupe, que nous avons nommé « Coup de coeur », se réunit depuis 1999, l'année qui a suivi pour chacun d'entre nous un incident cardiaque, allant d'un simple pontage aortocoronarien direct à effraction minimale (PACDEM) à un remplacement valvulaire ou une opération à coeur ouvert.

Notre première rencontre a eu lieu autonifiant et très inspirant cours de réadaptation de Sandra Black, auquel nous avons assisté pendant plus de six mois pour y acquérir de nouvelles habitudes et compétences visant à nous garder en forme et en bonne santé cardiaque. Pour diverses raisons, une curiosité mutuelle nous a gagnés et, quelques mois après avoir terminé le programme d'exercice de l'Institut de cardiologie, nous avons décidé d'aller souper ensemble. L'habitude était prise… et c'est ainsi que « Coup de coeur » est né. Lors de nos premiers rendez-vous, la discussion tournait souvent autour de notre état de santé, des médicaments et de leurs effets – en d'autres termes, il y avait beaucoup d'échange de renseignements et de réconfort mutuel. Nous avions pris l'habitude de nous voir comme des patients cardiaques et c'était très agréable d'être en compagnie de personnes se trouvant « dans le même bateau », bref, qui comprenaient les craintes et les inquiétudes liées à ce statut. Parfois, c'était plus gratifiant de discuter de nos préoccupations avec nos nouveaux amis « anciens patients » qu'avec nos conjoints; ces derniers étant parfois anxieux ou contrariés par les hauts et les bas liés à leur nouveau rôle de compagnon de patient cardiaque. Progressivement, en apprenant à nous connaître, nos conversations ont de moins en moins porté sur la santé et de plus en plus sur d'autres sujets d'intérêt, comme la famille, le sport, la politique ou les loisirs, et même des sujets un peu philosophiques de temps à autre. Au début, nous étions de parfaits étrangers d'horizons fort divers – anciennement infirmière pédiatrique, membre d'équipage de porte-avions des forces navales, puis représentant en vente de systèmes de sécurité, biologiste spécialisé dans la faune et la flore du Canada, banquiers (deux d'entre nous) ou professeur d'anglais à l'école secondaire, quatre anglophones et deux francophones, trois femmes et trois hommes, tous retraités. Claire et Gaston ont découvert que non seulement, ils avaient eu leur crise cardiaque le même jour de 1998, mais qu'ils s'étaient mariés (pas l'un à l'autre) le même jour de 1963. Certains ont pris conscience qu'ils avaient des amis ou des intérêts communs : Gaston, aujourd'hui maître jardinier, peut nous en dire long sur les plantes et les insectes et nous pouvons compter sur Yvon pour nous donner des conseils en matière de barbecue ou de golf.

Au départ, certains d'entre nous étaient plutôt discrets et réservés alors que d'autres, plutôt du style extraverti, ont rapidement endossé leur rôle de boute-entrain. Graduellement, en découvrant les personnalités de chacun, nous nous sommes sentis à l'aise ensemble. À ce moment-là, c'était très clair : nous avions tous très hâte de nous retrouver chaque mois; il est d'ailleurs très rare que l'un d'entre nous rate une de nos réunions. Occasionnellement, un conjoint se joint à nous, mais le plus souvent, ceux-ci sentent que cette réunion a une signification particulière pour les membres de notre groupe et ils préfèrent ne pas y prendre part. Nous avons aussi établi une tradition en nous réunissant chaque été à l'occasion d'un souper-partage « potluck » autour de la piscine de Judy; sans en faire mention, nous célébrons une nouvelle année marquée par la bonne santé pour nous tous, et nous nous félicitons probablement les uns les autres secrètement de nous retrouver en si bonne forme. Et bien entendu, nous réservons toujours une place à la table pour notre bien-aimée physiothérapeute, Sandra, qui nous fait le plaisir de sa visite aussitôt que sa vie trépidante lui en laisse le loisir.

Nous avons vraiment eu beaucoup de plaisir, et lorsque Gaston et Joyce ont eu à gérer l'angoisse liée au rappel de leur prothèse valvulaire, quand Mike a dû lutter pour combattre le diabète avec nos encouragements, ou quand Yvon a ressenti d'inquiétantes douleurs à la poitrine, chacun d'entre eux a pu trouver du réconfort et reprendre confiance en partageant ses problèmes avec les autres membres de « Coup de coeur ». Une grande confiance s'est établie entre nous du fait de notre expérience commune et de nos rencontres régulières au cours des dix années où nous avons appris à prendre soin de nos coeurs.

« Coup de coeur » : Judy Hamelin est deuxième en partant de la droite
« Coup de coeur » : Judy Hamelin est deuxième en partant de la droite

Nous avons vraiment eu beaucoup de plaisir, et lorsque Gaston et Joyce ont eu à gérer l'angoisse liée au rappel de leur prothèse valvulaire, quand Mike a dû lutter pour combattre le diabète avec nos encouragements, ou quand Yvon a ressenti d'inquiétantes douleurs à la poitrine, chacun d'entre eux a pu trouver du réconfort et reprendre confiance en partageant ses problèmes avec les autres membres de « Coup de coeur ». Une grande confiance s'est établie entre nous du fait de notre expérience commune et de nos rencontres régulières au cours des dix années où nous avons appris à prendre soin de nos coeurs.

Il est difficile de définir les raisons pour lesquelles nous sommes tellement attachés les uns aux autres, ou d'expliquer la grande pérennité de notre groupe. Nous avons tous beaucoup d'autres amis, mais un lien très spécial unit les membres de « Coup de coeur ». Gaston est d'avis que le fait de nous rencontrer autour d'un bon repas et de rire ensemble correspond à une sorte de célébration de la beauté de la vie, malgré le fait d'avoir frôlé la mort. Joyce partage cet avis en ajoutant que c'est rassurant d'être là à « se tordre de rire ». Mike, qui taquine constamment Yvon, lequel le lui rend bien, indique qu'il aime participer aux rencontres parce que « vous me supportez sans broncher », et ajoute « je vous adore, les amis »! Pour Claire, le groupe est important parce qu'il marque un tournant dans sa vie. « La réadaptation est une expérience qui a bouleversé ma vie », déclare-t-elle, en expliquant qu'elle n'avait jamais fait d'exercice avant. Yvon, notre « champion », avec cinq heures passées sur la table d'opération et trois pontages à son actif, se félicite des soins exceptionnels qu'il a reçus à l'Institut de cardiologie, mais a le sentiment qu'il avait besoin de « quelque chose de plus » pour l'aider à « entrer dans sa nouvelle vie ». Le fait de partager ses inquiétudes et ses progrès avec cinq personnes « qui comprenaient » a eu une grande importance pour lui. Judy a l'impression que son « petit » pontage lui a permis de rencontrer un tout nouveau groupe d'amis qu'elle n'aurait pas rencontrés autrement; « ce sont nos coeurs qui nous ont rapprochés », dit-elle.

Créer votre propre groupe

Pour tous ceux qui pensent que le fait d'appartenir à un groupe comme « Coup de coeur » leur plairait, le conseil d'administration de l'AAPICO a mis sur pied un programme de sensibilisation pour faciliter le réseautage entre patients, qu'ils résident à Ottawa ou dans l'un des nombreux cantons de l'Est de l'Ontario ou de l'Ouest du Québec. Toute personne désireuse de créer un groupe d'anciens patients dans l'un ou l'autre de ces endroits est invitée à communiquer avec l'AAPICO par courriel à info@ottawaheartalumni.ca ou par téléphone au 613-761-4370. Vous pouvez aussi communiquer avec le président du conseil et responsable du programme, Richard Lindo, par courriel à : prlindo@rogers.com.

C'est avec plaisir que l'AAPICO fera connaître la création de votre groupe dans son site Web (www.ottawaheartalumni.ca), ainsi que dans Le Bulletin de l'Association. Le conseil d'administration de l'AAPICO peut aussi désigner un membre du conseil pour faciliter le réseautage et le partage d'expérience avec le nouveau groupe ou fournir toute autre forme de soutien pratique.

(Rédigé par Judy Hamelin pour le Bulletin.)

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Le fonds de l'Association des anciens patients
enregistre des gains records en 2008

Grâce à vos généreux dons au profit de la Fondation de l'Institut de cardiologie ou, dans certains cas, adressés directement à l'Association des anciens patients, votre conseil d'administration a autorisé en 2008 le financement d'un large éventail de projets et de services, totalisant la somme record de près de 510 000 $. Voici les projets les plus récents :

180 000 $ Seize moniteurs de télémesure
20 000 $ Soutien au Centre d'éducation en santé cardiaque
4 000 $ Équipement de physiothérapie
6 000 $ Coussins d'appui sternal (toux)
10 000 $ Fonds pour le soutien aux patients
3 500 $ Chariots d'isolement
62 000 $ Quatre-vingt-huit tables pour lit
57 500 $ Défibrillateurs cardiaques et moniteurs de transport
5 000 $ Contribution au Fonds pour la formation en soins infirmiers

Vous êtes-vous déjà demandé comment ces projets et services étaient sélectionnés?

Le conseil d'administration de l'Association des anciens patients tient annuellement une rencontre avec les dirigeants des soins médicaux et infirmiers et les cadres supérieurs de l'ICUO pour, d'une part, évaluer dans quelle mesure les dons antérieurs ont donné les résultats escomptés et, d'autre part, cibler les domaines qui, en raison de contraintes budgétaires ou autres, pourraient profiter du soutien de l'Association des anciens patients au cours de l'année à venir. Cette réunion donne à toutes les parties concernées une « idée » des domaines dans lesquels notre soutien serait le plus utile. À cette occasion, nous incitons vivement les auteurs des demandes à documenter celles-ci au moyen du modèle de critères de financement qu'a créé le trésorier, Ted Legg, et, idéalement, à soumettre leur demande au cours de la période de soumission de trois mois prévue par l'Association. De cette façon, nous sommes en mesure d'évaluer l'intérêt de chacune des demandes, tant individuellement que comparativement aux autres, ce qui nous permet de prendre une décision juste en fonction des fonds disponibles.

À cette fin, le conseil d'administration de l'Association a mis sur pied un comité d'évaluation des demandes de financement, lequel est présidé par le vice-président de l'Association, Daniel Letouzé. Les autres membres sont Karen Charron et Hubert Drouin, qui siègent aussi au conseil. Les recommandations de ce comité sont passées en revue lors des réunions du conseil et les auteurs des demandes sont avisés rapidement de la décision de celui-ci.

Les questions suivantes comptent parmi les principaux critères d'évaluation : a) Est-ce que le projet, l'activité ou le service proposé favorisera la prévention ou le traitement des maladies du coeur ou améliorera, directement ou indirectement, les soins aux patients ou leur confort? b) Y a-t-il un moyen de mesurer et de confirmer le succès de l'initiative?

Voilà l'essentiel du processus. Évidemment, il y a une importante dimension humaine dont il faut tenir compte. Dans bien des cas, les demandes sont assorties d'anecdotes réelles pour illustrer le besoin actuel ou les bienfaits obtenus grâce aux fonds déjà reçus.

Par exemple, la demande visant l'établissement d'un fonds pour le soutien aux patients décrivait le fait que certains proches de patients de l'extérieur de la ville admis à l'hôpital de façon imprévue aux fins de diagnostic plus poussé n'avaient pas les moyens de se payer une chambre de motel pour la nuit ni même un billet d'autobus supplémentaire. Dans bien des cas, les infirmières recueillaient de l'argent auprès de leurs collègues pour répondre aux besoins financiers de la sorte. Or, ce nouveau fonds créé par l'Association des anciens patients servira dorénavant à couvrir ce genre de dépenses, en tout ou en partie.

De même, le financement de l'achat de coussins d'appui sternal pour la toux en est un autre exemple. Après une opération, les patients tiennent ces coussins contre leur poitrine quand ils toussent afin d'atténuer la douleur. Nous avons collaboré avec les auxiliaires de l'ICUO pour couvrir le coût du matériel dont celles-ci avaient besoin pour coudre ces coussins.

Au début de 2008, une ancienne patiente nous a légué son importante succession. Nous avons consacré beaucoup de temps et d'efforts pour trouver un projet digne de ce don particulièrement généreux. Nous avons cerné deux possibilités et, en collaboration avec l'exécuteur testamentaire, avons décidé d'autoriser le plein financement de 16 moniteurs de télémesure. Ces appareils transmettent les signes vitaux de 16 patients au poste de soins infirmiers, ce qui augmente l'efficacité du personnel de soins infirmiers. En effet, les membres du personnel peuvent se rendre plus rapidement au chevet des patients qui en ont le plus besoin.

Nous pourrions vous raconter beaucoup d'autres anecdotes de la sorte. Nous espérons que les exemples ci-dessus démontrent que nous utilisons vos dons le plus judicieusement possible et que ceux-ci contribuent grandement à promouvoir les soins aux patients et à faire de l'ICUO l'hôpital de qualité qu'il est aujourd'hui.

Depuis la création de l'Association des anciens patients, les dons faits à l'ICUO excèdent les 2 500 000 $. En tant que donateur, vous avez raison d'être fier de votre soutien. Les bénéficiaires vous en sont certes reconnaissants.

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Association des anciens patients de l'Institut de cardiologie d'Ottawa Enr. (AAPICO)
Rapport de la Secrétaire-trésorière
31 décembre 2008

Permettez-moi de me présenter : je suis Karen Meades, CA, la nouvelle secrétairetrésorière de l'AAPICO. À la suite d'une transition bien planifiée visant à garantir une passation de pouvoir harmonieuse, je remplace désormais E. J. (Ted) Legg, lequel vient de terminer son mandat au conseil d'administration. Je saisis l'occasion pour saluer le travail de Ted et le remercier de notre part à tous pour sa remarquable contribution en matière de pratiques de gestion financière au sein de l'AAPICO.

Résumé financier

J'ai l'agréable tâche de vous informer que les finances de l'AAPICO sont saines et que nous disposons de réserves adéquates nous permettant de faire face à d'éventuels événements imprévisibles. Ces réserves concernent tant les opérations que les dons. Les réserves destinées aux opérations proviennent des surplus des budgets de fonctionnement des années précédentes – tout comme les réserves destinées aux dons. Veuillez noter que 100 % des dons servent à financer les projets de l'ICUO, alors que les frais administratifs sont couverts exclusivement par la cotisation des membres de l'AAPICO.

États financiers

Les états financiers vérifiés de l'Association des anciens patients de l'Institut de cardiologie d'Ottawa Enr. pour l'exercice prenant fin le 31 décembre 2008 sont présentés à la page 10 dans ce Bulletin. Des exemplaires seront aussi disponibles lors de l'assemblée générale annuelle de l'AAPICO en juin.

Au cours de la dernière année, grâce à vos généreux dons, l'AAPICO a contribué à hauteur de 510,000 $ aux projets et services essentiels de l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa (ICUO). Vos contributions ont participé directement à notre mission consistant à améliorer les soins aux patients et leur confort, et indirectement, en libérant du temps précieux aux infirmières et aux médecins dévoués. En fin de compte, les progrès réalisés en matière de rendement et d'efficacité du personnel contribuent également de façon marquée à l'amélioration de l'état de santé des patients cardiaques.

Les sommes records enregistrées en 2008 incluaient plus de 184 000 $ sous forme de legs au profit l'AAPICO provenant de la succession d'un ancien patient; ce montant a permis de financer l'acquisition de seize moniteurs de télémesure dont l'Institut de cardiologie avait grand besoin. Vous trouverez une liste plus détaillée des principales contributions faites au cours de l'année dans ce Bulletin.

Je tiens également à vous rappeler que vous pouvez faire vos contributions sous forme de dons en nature et profiter des règlements sur les impôts en matière de dons d'actions à un organisme de bienfaisance, adoptés en mai 2006. Un grand nombre d'entre vous ont déjà entrepris d'apporter une contribution de cette manière. Les dons de cette nature peuvent abaisser les impôts sur les gains en capital. Pour en savoir plus, téléchargez le document d'information sur le site Web de la Fondation à
format (PDF) Adobe Portable Document www.ottawaheart.ca/UOHI/doc/Securities.pdf (en anglais seulement). Ces renseignements sont également publiés dans l'édition de l'automne 2008 du Bulletin de l'AAPICO.

Je vous remercie à nouveau pour votre générosité et votre soutien. Cordialement,

La secrétaire-trésorière
de l'Association des anciens patients
de l'Institut de cardiologie d'Ottawa Enr.,
Karen M. Meades
Karen M. Meades, CA

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États financiers

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L'excellent exposé de la Dre Laramée définit parfaitement
les particularités de la maladie du coeur chez la femme

Saviez-vous que la maladie du coeur ne se manifeste pas de la même façon chez les femmes que les hommes? Que le taux de mortalité lié aux maladies du coeur augmente chez les femmes alors qu'il diminue de façon constante chez les hommes? Que chez les femmes, les symptômes sont plus flous, plus difficiles à interpréter et qu'il n'est pas rare de passer à côté? Que statistiquement, le risque de décès associé à une maladie de coeur chez les femmes est plus élevé (1 sur 3) que celui lié au cancer du sein (1 sur 27)? Que la maladie du coeur chez les femmes frappe quel que soit l'âge ou l'origine ethnique? Que certains facteurs de risque sont le présage de problèmes futurs? Que dans l'ensemble, trop de femmes n'ont pas conscience qu'elles courent un risque de maladie du coeur? Et, plus important encore, que la maladie du coeur peut être prévenue?

À en juger par la participation record à la conférence d'automne de l'Association des anciens patients de l'Institut de cardiologie d'Ottawa (AAPICO) – un soir d'élections qui plus est! –, la maladie du coeur chez les femmes est un sujet d'actualité.

La conférencière, la Dre Louise Laramée, M.D., FRCPC, est une cardiologue chevronnée et boursière de l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa qui réalise des interventions cardiaques au laboratoire de cathétérisme, en particulier des angiographies et des angioplasties. Après avoir obtenu son diplôme de l'Université de Montréal, elle s'est jointe à l'équipe de l'ICUO, motivée par la possibilité de travailler sous la direction du Dr Donald Beanlands.

L'exposé de la Dre Laramée constitue un avertissement qui tombe à point et suscite la réflexion. Oui, les femmes sont exposées à la maladie du coeur, mais heureusement, elles peuvent faire beaucoup pour la prévenir et, si nécessaire, pour la maîtriser. Malheureusement, il n'existe toujours pas de traitement permettant de l'éradiquer.

La Dre Laramée se fait convaincante
La Dre Laramée se fait convaincante

La maladie coronarienne touche les artères du coeur. Elle apparaît dès l'enfance et progresse au fil des ans. Les artères durcissent à mesure que le cholestérol, les lipides et d'autres substances s'accumulent sur la paroi des artères. Le coeur reçoit de moins en moins de sang riche en nutriments. Le blocage d'une artère peut entraîner une angine ou une crise cardiaque.

C'est grâce à un projet de recherche entrepris au début des années 1980 que la Dre Laramée a découvert que la maladie coronarienne ne se manifeste pas de la même façon chez les femmes que chez les hommes. Il semble que même si cette découverte a eu des échos jusque dans la population générale, la gravité de la situation n'a pas encore été complètement saisie.

Quelles sont les principales différences observées? Chez les hommes, les blocages sont plus faciles à traiter, car ils sont localisés, alors que chez les femmes, la dissémination des dépôts lipidiques (plaques) dans toute l'artère rend le traitement plus compliqué.

Élément encore plus intéressant, chez les femmes, les symptômes diffèrent sensiblement de ceux observés chez les hommes. Alors que ces derniers ressentent généralement une douleur particulièrement aiguë et vive, caractérisée par une sensation de compression à la poitrine, chez les femmes, la maladie du coeur se manifeste de façons plus diverses. La douleur ou l'inconfort au niveau de la poitrine demeurent ses principales manifestations. Toutefois, la maladie coronarienne se manifeste parfois par une sorte de pression ou simplement de « sensation » qui ne se limite pas à la région de la poitrine. En fait, il convient d'être attentive à la région allant des oreilles jusqu'au nombril. L'inconfort lors de la marche, un bras ou un petit doigt engourdi, une douleur au niveau du dos, de la gorge, du cou, des dents ou de l'arrière de la mâchoire, un essoufflement, des nausées, des étourdissements, un affaiblissement, des sueurs, le fait de se « sentir mal » ou l'envie de consulter son dentiste sont autant de signes qui peuvent être liés à la maladie du coeur. Les femmes peuvent aussi avoir des maux de ventre, des brûlures d'estomac ou simplement la sensation d'avoir l'estomac plein. Lorsque de tels signes se manifestent à l'effort, c'est-à-dire lorsque vous entreprenez une activité (p. ex. la marche) et que ceux-ci disparaissent lorsque l'activité prend fin, ils sont à prendre très au sérieux. Si les signes se manifestent lorsque vous subissez un stress émotionnel et qu'ils disparaissent lorsque votre attention se porte sur autre chose, prenez-en note.

Avec moins de symptômes communs, les femmes attendent souvent avant d'aller consulter. Elles ont en outre tendance à s'occuper des autres en priorité et à minimiser leurs symptômes. En s'effaçant ainsi, les femmes risquent de subir les conséquences d'un diagnostic tardif en situation d'urgence. Le questionnaire médical utilisé en consultation est axé sur la présence ou l'absence d'une douleur caractérisée par une sensation de compression au niveau de la poitrine, par conséquent, le diagnostic d'angine peut être facilement écarté. Un diagnostic posé tardivement pour ces raisons fait perdre un temps précieux.

Si vous avez l'impression qu'il y a un problème, ne vous rendez pas à l'hôpital par vos propres moyens, appelez le 9-1-1 pour recevoir un traitement par les services médicaux d'urgence le plus rapidement possible. N'ayez pas peur de générer une fausse alerte. Planifiez vos actions et tenez compte des signes avant-coureurs.

Chez les femmes, le profil des facteurs de risque actuel est alarmant. Êtes-vous surpris d'apprendre que la moitié des Canadiennes cumulent de trois à cinq facteurs de risque et que parmi l'autre moitié, beaucoup en présentent quelquesuns? Certains facteurs de risques ne sont pas modifiables, comme les antécédents familiaux, l'apparition précoce de la maladie du coeur ou l'âge. Il semble pourtant que même si les parents, des oncles ou des tantes, ou d'autres membres de la famille proche sont décédés précocement, nombreuses sont celles qui n'en tiennent pas compte parmi leurs facteurs de risque. D'autres facteurs de risques sont modifiables, comme le tabagisme, l'inactivité physique, le surpoids, l'hypercholestérolémie, le diabète, l'hypertension ou un haut niveau de stress.

Malheureusement, l'effet des facteurs de risque est cumulatif. À titre d'exemple, la Dre Laramée a démontré que si vous souffrez d'hypertension, 'hypercholestérolémie et que vous fumez, le risque de maladie du coeur est multiplié par 11! Tristement, il n'est pas rare pour une femme de présenter une légère hypercholestérolémie, un peu d'hypertension et de fumer. Pris séparément, ces facteurs sont problématiques, mais lorsqu'ils sont cumulés, le cocktail est explosif. De plus, les facteurs de risque sont interdépendants. L'hypertension, le diabète, un taux élevé de triglycérides et un faible taux de HDL (bon cholestérol) sont souvent associés à l'obésité. La prise de poids dans la région « centrale » du corps est particulièrement dangereuse, car les graisses qui s'y accumulent libèrent, au même titre que de puissantes glandes, de grandes quantités d'acides gras et d'autres substances toxiques à l'origine du diabète, de variations hormonales et de l'apparition de plaques d'athérosclérose.

Une partie des 120 participants
Une partie des 120 participants

Comment peut-on prévenir ou maîtriser la maladie du coeur? Les traitements comprennent des changements au mode de vie, la prise en charge des facteurs de risque et, si nécessaire, la prise de médicaments et une revascularisation visant à rétablir une bonne irrigation sanguine du coeur au moyen d'une intervention coronarienne percutanée (ICP) – aussi appelée « angioplastie avec implantation d'une endoprothèse » – ou d'un pontage aortocoronarien. L'hypertension peut être réduite par la gestion du poids, un apport limité en sel, de l'exercice et une diminution du stress. La maîtrise de la glycémie peut être améliorée par le choix d'aliments appropriés et la gestion du poids. Les taux de lipides peuvent être améliorés grâce à une alimentation saine et une activité physique régulière. Le fait de maintenir votre indice de masse corporelle (IMC) entre 18,5 et 24,9 et votre tour de taille sous les 88 cm (35 pouces) est impératif.

Quant au très controversé traitement hormonal substitutif (THS), la Dre Laramée a fait le point sur les recommandations les plus récentes. En bref, le THS constitue le traitement le plus efficace pour contrer les symptômes ménopausiques comme les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes ou les sautes d'humeur, mais pas la maladie du coeur. Par conséquent, le THS doit être prescrit uniquement pour contrer les symptômes ménopausiques modérés ou graves, à la dose efficace la plus faible durant la plus courte durée possible.

La Dre Laramée a pris congé de l'auditoire en livrant le message que la maladie coronarienne est en grande partie évitable. Elle est étroitement associée à la présence de facteurs de risque de maladie coronarienne connus. La présence de facteurs de risque multiples requiert une approche particulièrement énergique. La meilleure stratégie consiste à maîtriser les facteurs de risque de façon optimale.

Alors, il est important d'adopter un mode de vie sain. De réduire le nombre de kilos en trop ou de maintenir un poids santé, de demeurer actif, de manger sainement, d'avoir un apport en calories adapté à la dépense énergétique. De cesser de fumer ou de s'exposer à la fumée secondaire, de maîtriser l'hypertension, de maintenir un taux de cholestérol acceptable, de maîtriser son diabète ou d'en repousser l'apparition, de prendre ses médicaments selon l'ordonnance, de faire de l'activité physique pendant 30 minutes chaque jour, de consommer de l'alcool avec modération ou pas du tout, de limiter l'apport en sel et en gras saturés, d'apprendre à se détendre et à gérer son stress, d'amener ses proches à partager un mode de vie sain, et ce, dès aujourd'hui!

À l'issue de l'exposé, la Dre Laramée a répondu de bonne grâce à chacune des nombreuses questions posées par les participants.

La tenue de cette conférence d'automne a également été l'occasion de remettre le prestigieux prix Wilbert J. Keon de l'AAPICO à l'un de ses récipiendaires, le Dr Joel Price. Le Dr Price a obtenu son diplôme de médecine à l'Université de l'Ouest de l'Ontario en 2004; il termine actuellement une maîtrise en santé publique de l'Université Harvard. Au cours de ses nombreuses années d'étude, il a reçu 14 bourses et mentions d'honneur. Il est en outre l'auteur de plus de 20 articles ayant fait l'objet d'une publication.

Le Dr Price reçoit le prix Wilbert J. Keon des mains du président Herzog
Le Dr Price reçoit le prix Wilbert J. Keon des mains du président Herzog

Le Dr Price en est à sa cinquième année de formation en chirurgie cardiaque. Expert en formation, il a supervisé les activités universitaires des résidents et travaillé sans relâche avec les étudiants en médecine à l'Université. Hautement respecté et très estimé par ses patients et collègues professionnels de la santé, le Dr Price mérite largement le prix Wilbert J. Keon.

(Résumé par Angie Herzog pour le Bulletin)

Visionnez la vidéo de la présentation entière du Dre Laramée en ligne!
www.ottawaheartalumni.ca/videos/20081014.ram

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Candidats au Conseil d'administration pour 2009-2011

Michael Doherty a terminé une carrière de 30 ans dans la fonction publique fédérale, dont 20 années de service à la Cour suprême du Canada et à la Cour fédérale du Canada. Pendant cette période, il a fourni des conseils aux administrateurs généraux, au juge en chef du Canada ainsi qu'aux membres de la magistrature sur des sujets touchant la politique, les règlements et diverses lois dans les domaines de la sécurité, des ressources humaines, des finances et de l'administration.

Par la suite, il a fourni, de façon contractuelle, un savoir-faire spécialisé en gestion de la sécurité des tribunaux et il a été chargé de coordonner des projets de sécurité liés aux tribunaux, dont des conseils sur la protection de la sécurité nationale et d'autres sujets connexes ainsi que sur les questions touchant les ressources humaines.

Dan Trahan, bachelier en administration (finances), s'est joint à la fonction publique en 1972, au sein de Douanes et Accise, qui a fini par faire partie de l'Agence du revenu du Canada (ARC). Ont figuré parmi ses tâches la prestation d'une aide technique aux administrations fiscales à l'échelle mondiale par l'entremise de l'ACDI et divers organismes internationaux, la représentation du Canada à la Direction des affaires fiscales de l'OCDE et la corédaction d'un recueil international des « pratiques exemplaires » destiné aux administrateurs de l'impôt des économies émergentes. M. Trahan a pris sa retraite de l'ARC en 2005 en tant que directeur principal des initiatives internationales et fédérales-provinciales, marquant ainsi l'aboutissement d'une carrière de 33 ans.

En vertu de la constitution de l'Association des anciens patients, les candidatures seront acceptées jusqu'au 4 mai 2009.

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AVIS
L'Association des anciens patients de l'institut
de cardiologie de l'Université d'Ottawa Enr.
Vingt-troisième Assemblée générale annuelle

Le 4 juin 2009, à 18 H 30

L'assemblée générale annuelle de 2009 se tiendra dans la salle Richmond, au Sportsplex de Nepean, 1701, avenue Woodroffe. Il y a amplement de places de stationnement derrière le complexe (du côté est), où se trouve l'entrée de la salle Richmond. Prenez l'entrée C. Un court escalier mène à la salle Richmond. Si l'escalier vous pose un problème, vous trouverez juste à droite de l'entrée une porte menant à un ascenseur qui vous conduira à l'étage de la salle Richmond. Le service de traiteur est offert par Capone's.

AVIS EST PAR LA PRÉSENTE DONNÉ QUE : Conformément à la section III, articles 32 - 37 inclusivement, des statuts de l'Association des anciens patients de l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa enr., la vingt-troisième assemblée générale annuelle de l'Association se tiendra le 4 juin 2009.

ORDRE DU JOUR

  • Ouverture de l'assemblée
  • Procès-verbal de la vingt-et-deuxième assemblée générale annuelle du 3 juin 2008
  • Rapport financier pour l'exercice se terminant le 31 décembre 2008
  • Nomination des vérificateurs pour 2009
  • Rapport du président
  • Rapport du comité des mises en candidatures
  • Affaires nouvelles
  • Clôture de l'assemblée

PROGRAMME APRÈS L'ASSEMBLÉE
Souper - 9 H 15

Plat principal au choix :

Poulet rôti, sauce madère 35 $
ou
Filet de saumon à la sauce citron 40 $

Sont compris : Une salade, légumes frais de saison, quartiers de pommes de terre, petits pains et beurre, un verre de vin rouge ou blanc, dessert; café et sélection de thés.

N.B. – Vous devez préciser votre choix
de repas lorsque vous commandez vos billets.

  • Présentation du Prix des anciens patients Mary Clinckett
  • Présentation du prix Wilbert J. Keon
  • Présentation du prix bénévoles des anciens

Conférencier de la soirée : Dr Robert Roberts, M.D., FRCPC, MACC, président, Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa. La présentation du Dr Roberts portera sur les gènes et le dépistage génétique ainsi que sur les préoccupations d'ordre éthique et politique qui pourraient y faire obstacle si le public est mal informé.

Le nombre de places est limité. Veuillez remplir le formulaire et l'envoyer par la poste à l'adresse suivante :
Association des anciens patients de l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa enr.
40, rue Ruskin
Ottawa (Ontario)  K1Y 4W7
ou communiquez avec le bureau de l'Association au 613-761-4370


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Sites Web à voir

care provider with glass of milkLa vitamine D joue un rôle extrêmement important dans le maintien d'une bonne santé, surtout pour les Canadiens, qui sont privés de soleil pendant l'hiver. Les personnes au teint foncé devraient aussi prendre un supplément étant donné qu'elles ont plus de difficulté à produire naturellement de la vitamine D à partir des rayons ultraviolets du soleil. Avoir dans l'organisme la quantité voulue peut grandement améliorer la santé des os, normaliser le taux de calcium sérique et de concentrations de phosphate, améliorer la force musculaire et réduire le nombre de fractures et de chutes. La vitamine D peut aussi rehausser l'humeur, offrir une protection contre la dépression et prévenir certains cancers et certaines maladies auto-immunes.

Croyez-vous avoir un apport suffisant de cette vitamine? Une façon de vous assurer d'en avoir suffisamment est de consommer plus d'aliments riches en vitamine D. Par exemple, le lait, les céréales enrichies de calcium, le yogourt, le jus d'orange enrichi de calcium, les boissons au soya, le fromage cheddar ou suisse, le navet vert, le chou frisé cuit, le brocoli et les poissons gras tels que le saumon, les sardines, le maquereau et le thon.

Assess your vitamin D intake using Dietician Canada's excellent tool called the EATracker at www.eatracker.ca. For more information, download the fact sheet "Vitamin D: What You Need to Know" at
format (PDF) Adobe Portable Document www.ottawaheartalumni.ca/living/vitamind-toknow-f.pdf.

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L'Association des anciens patients de l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa Enr.
vous convie à une conférence gratuite

« Une gestion de taille : gros plan sur les régimes et médicaments amaigrissants »

Présentée par :
Dre Nisha D'Mello, MD, FRCPC

La Dre D'Mello discutera d'une approche fondée sur les résultats concernant l'obésité et traitera des sujets suivants :

  1. Les taux d'obésité sont-ils vraiment à la hausse?
  2. Faible en gras ou faible en glucides : quel régime est le meilleur?
  3. Existe-t-il des pilules amaigrissantes efficaces? Sont-elles sûres?
  4. Est-ce que la gastroplastie est efficace à long terme?

Quand : Mardi le 21 avril 2009 à 19 h 30 (des rafraîchissements seront servis à 19 h 00)
: Auditorium Foustanellas, Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa, 2e étage

Le nombre de places étant limité, nous vous prions de bien vouloir confirmer votre présence en téléphonant au 613-761-4370. Les conjoints et conjointes sont les bienvenus.

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Le Bulletin

Le Bulletin est publié à Ottawa par l'Association des anciens patients de l'Institut de cardiologie d'Ottawa Enr., 40, rue Ruskin, et est distribué gratuitement à ses membres. Il contient des renseignements qui les intêresseront.

Les articles ne reflètent pas nécessairement l'opinion du conseil des directeurs ni de l'Association des anciens patients de l'Institut de cardiologie d'Ottawa Enr. Les éditeurs et imprimeurs de la publication n'acceptent aucune responsabilité pour les opinions exprimées.

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Rédacteur en chef
Le Bulletin
L'Association des anciens patients de l'Institut de cardiologie d'Ottawa Enr.
40, rue Ruskin
Ottawa (Ontario)  K1Y 4W7

Rédacteur en chef : John P. Herzog
Courriel:    info@ottawaheartalumni.ca
Web :      www.ottawaheartalumni.ca

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Le Bulletin est publié seulement à titre d'information générale. Consultez votre médecin pour tous problèmes de santé ou avant de commencer un programme d'exercise physique.

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